Digestion du chien : tout savoir

Rien ne sert de le nourrir s’il ne digère rien

Tout ceux qui pensent que le chien est un carnivore ont raison.
Ceux qui se disent qu’on ne le transforme pas en omnivore, sans risque, sont également dans le vrai.
Et nous les autoriserons, avec gourmandise, à éclater de rire à la face de ceux qui prétendront en faire un herbivore. Nous allons tout vous dire sur la digestion du chien.

Les yeux (presque) plus gros que le ventre

Si je voulais, le temps d’un instant, pousser la comparaison, je dirais que le chien, face à sa gamelle, dévore « comme une vache » mais avec la rumination en moins.
Les herbivores dotés d’une panse, ont la capacité, héritée de l’état sauvage, d’ingérer une grande quantité de végétaux à l’état brut, pendant qu’ils sont à découvert et, donc, à portée de prédateur, puis de les remâcher longuement, une fois qu’ils sont en sécurité, afin de faciliter leur dégradation et, partant, leur assimilation.

Le chien, lui aussi, est équipé d’un système digestif qui le rend en capacité d’avaler avec célérité une charge abondante de viande et d’abats.
Là encore, cette facilité, encore observée chez ses ‘frères’ loups, lui vient de ses ancêtres, habitués à chasser en meute et qui, face à la proie saisie et occise, se retrouvent en compétition avec leurs congénères ou d’autres prédateurs.

D’où la nécessité de manger vite et beaucoup, d’autant que la chasse n’est pas efficace tous les jours et qu’une diète plus ou moins longue succède immanquablement à la bombance.

Je n’évoque pas, ici, les rapports ‘sociaux’ entre les individus de la meute avec ordre d’apparition, à table, des dominants puis des dominés, agressivité à la clé. Ce sujet pourra, en lui-même, faire l’objet d’un article inhérent au dressage, l’attitude du maître et du chien au moment du repas étant très importante pour le bon établissement de la place de chacun dans la famille.
Je m’attarde juste à décrire comment le système digestif du chien s’est adapté anatomiquement et physiologiquement à la nature de sa ration et à sa manière de s’alimenter.

De la pâtée à l’étron

Observons le devenir de la bouchée au long du tractus digestif :
Déchiquetée par une dentition aiguisée, implantée sur des mâchoires puissantes, elle est rapidement conduite vers l’estomac où elle

est dégradée en unités biochimiques qui diffuseront, avec le bol alimentaire vers leur lieu d’assimilation situé dans le duodénum et l’iléon.

Une fois dans le gros intestin, qui ne contribue que marginalement aux processus de digestion, la matière se transforme en fèces destinée à être stockées dans le rectum avant d’être expulsée après avoir été recouverte du contenu des glandes anales.
En tout et pour tout, la durée du transit est, en général, de 5 à 7 heures, ce qui est très court en compara

ison de ce que l’on observe chez les omnivores ou, a fortiori, chez les herbivores.

Décrivons d’un peu plus près les phénomènes physiologiques qui accompagnent les processus mécaniques que nous venons de décrire.

Dans la gueule, les aliments ne sont pas mâchés, proprement dit. Ils sont juste recouverts de salive, qui, par sa composition riche en mucus, contribue à les lubrifier pour faciliter leur passage rapide dans l’estomac, via l’œsophage.
Il est à noter que, contrairement à celle de l’homme, la salive du chien ne contient pas d’enzymes digestives. Les processus de dégradation ne débutent donc que dans l’estomac.

Deux remarques, à ce stade, avant d’aller plus loin :
– Le chien est bien connu pour son flair mais assez peu pour son goût. Pas besoin d’être expert en gastrono

mie pour préparer un repas canin remarquable au plan organoleptique. L’animal est en mesure d’avaler abondamment quelle que soit la saveur des mets qui lui sont pro

posés. Cela constituait un avantage, à l’état sauvage, quand il s’agissait de se contenter d’une charogne passablement dégradée.

– A ce titre, la salive du chien, si elle ne contient pas de sucs digestifs, est dotée, par contre de bactéries probiotiques (‘bonnes bactéries’) qui la transforme en un excellent antiseptique également très utile pour bénéficier, sans risque pathogène, des apports d’une proie en cours de putréfaction.

L’estomac par son pH très bas, contribue également au ‘nettoyage’ de l’ingéré.
Il est très volumineux, au regard de l’ensemble du système digestif. Les réactions biochimiques y sont nombreuses, en vue de débobiner les protéines et les graisses. Elles sont aidées, dans ce but, par les enzymes pancréatiques et la bile.
A noter que dans son équipement de sucs digestifs, le chien trouve très peu d’agents susceptibles de l’aider à dégrader l’amidon et la cellulose. Cette réalité s’impose à nous lorsqu’il s’agit de réfléchir à la bonne manière d’alimenter notre chien.

Les nutriments (en particulier acides gras et acides aminés) qui sortent de l’estomac, par le pylore, sont alors pris en charge, dans l’intestin grêle (petit intestin), par les mécanismes de transports actifs qui permettent leur transfert dans l’organisme y finalisant, ainsi, le processus de nutrition.
Ce petit intestin, relativement court, est, comme dans toutes les espèces, le lieu privilégié de l’assimilation.
S’il dysfonctionne, la porte de la maladie est ouverte.

De l’importance de l’optimisation des processus de digestion du chien.

Je me souviens de mes lointains cours de physiologie et de mon prof. qui nous serinait : « N’oubliez jamais que 90% des pathologies que vous constaterez chez un animal (ou un être humain d’ailleurs) ont leur origine dans le tube digestif.
Optimisez la ration, Utilisez les bons ingrédients, adaptez le rythme de distribution des repas de manière à ce que le temps de contact entre le bol alimentaire et les microvillosités intestinales soient maximal, fuyez les ingrédients source d’un excès de viscosité (comme certains amidons) qui altère l’efficacité enzymatique des sucs digestifs et brime l’utilisation des nutriments essentiels ».
Tout est dit, ou presque.
Chez le chien, comme chez toutes les autres espèces, des incidents métaboliques peuvent apparaître suite à des phénomènes de malabsorption intestinale.
Cependant le lien n’est pas toujours correctement fait entre la cause et l’effet et les traitements thérapeutiques mis en œuvre pour contrer une pathologie s’avèrent insuffisamment efficaces parce que ciblant uniquement l’organe et non l’organisme.
Un soin particulier doit être apporté au choix de l’aliment dispensé à son chien. Les croquettes sont, certes, simples à distribuer mais leur composition n’est pas toujours adaptée à l’alimentation d’un carnivore qui s’attend notamment à trouver 30 % de protéines et 20% de matières grasses dans sa pitance.
Dans le cas de troubles récurrents, le recours à des spécialités nutritionnelles peut s’avérer bénéfique.
Elles pourront avoir des vertus ‘mécaniques’, en régulant le transit, ou métaboliques, en stimulant le système enzymatique, ou encore ‘sanitaires’ en détoxifiant.

Et la phytothérapie pour le chien alors : Utile ou arnaque ?

Il est vrai que mon chien, périodiquement, va brouter de l’herbe dans le parc. Mais c’est immédiatement pour la vomir et pour purger la partie proximale de son tube digestif.
C’est bien la preuve que les canidés ne digèrent pas les végétaux.
Toutefois, l’administration d’une simple tisane de belladone ou de morelle noire à un animal de compagnie le tue presqu’immanquablement dans les heures qui suivent.
C’est donc bien que les principes actifs des plantes (nocifs dans le cas d’espèce) parviennent à gagner le milieu intérieur de l’animal pour y dispenser leurs effets.
Mais pour traverser la barrière intestinale, ces molécules efficaces doivent préalablement avoir été débarrassées de leur enveloppe cellulosique que le maigre contingent d’enzymes digestives du métabolisme canin n’est pas en mesure de dégrader.
Le mode de préparation du complément alimentaire formulé à base de plantes conditionne hautement son utilité.
Une plante sèche broyée se sera utilisée qu’en part extrêmement marginale alors qu’un extrait concentrant les biomolécules actives gardera toute sa capacité de bienfait.
Les cellules de l’intestin grêle du carnivore, à l’instar de celui des omnivores ou des herbivores, « reconnaissent » ces molécules et les prennent en charge comme elles le font avec les acides aminés et les acides gras.
Il n’est donc pas aberrant, bien au contraire, d’espérer contribuer à soulager un trouble ou les symptômes d’une pathologie grâce à une spécialité nutritionnelle phytothérapique ou aromathérapique.

En conclusion, à retenir :

Le bien-être du chien passe par sa gueule et son système digestif.
L’estomac et l’intestin grêle sont les organes essentiels de l’assimilation des nutriments.
Il est important d’adapter sa ration à ses besoins en n’oubliant pas qu’il est surtout dimensionné pour digérer des régimes riches en protéines et graisses.
Les extraits de plantes peuvent être utiles, pourvu qu’ils soient élaborés selon une méthodologie qui optimise leur biodisponibilité.

2 thoughts on “Digestion du chien : tout savoir

  1. Très bon produit ..quand à la digestion et les résultats. .très satisfaite du traitement contre la chute des poils. ..à recommander sans hésiter!
    Race de mon chien : border collie

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